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Identité numérique des enfants : nos conseils

Nos conseils pour protéger vos enfants des dangers du Net.  

Des enfants connectés dès le plus jeune âge

Chaque jour, au niveau mondial, 170 000 enfants vont sur Internet pour la première fois[1].

En Europe, 73% des enfants utilisent Internet avant d’avoir deux ans[2]. En France, 84% des enfants de 12 ans (et plus) disposent d’un smartphone et passent en moyenne deux heures chaque jour sur le net[3]. Il est ainsi évident qu’Internet fait partie du quotidien des enfants et des adolescents, même les plus jeunes d’entre eux.

Qu’est-ce que l’identité numérique d’un enfant ?

Une identité numérique, quel que soit l’âge d’un individu, est un ensemble d’informations publiées sur Internet permettant de le reconnaître. Pour un enfant, c’est la même chose. Ainsi, il n’est pas nécessaire qu’il se crée un compte sur un réseau social pour disposer d’une identité digitale. En réalité, il laisse des traces numériques sur chacun des sites Internet où il accepte de révéler un élément de sa personnalité ou de sa vie.

Parfois, ce sont les parents eux-mêmes qui débutent la création de l’identité numérique de leurs enfants. En 2019, 33% des parents avaient commencé à poster des photos de leurs bébés de moins de six mois sur Internet. Et ce, au niveau mondial.

Identité numérique : conseils aux parents

Avant de nous intéresser aux bonnes pratiques à transmettre aux enfants, il est important de revenir sur celles que peuvent mettre en place leurs parents.

Les risques auxquels font face les enfants sont assez différents que ceux encourus par leurs parents. En tête, la pédocriminalité et le harcèlement en ligne (qu’il soit scolaire ou non). Aussi, poster des photos de ses enfants et divulguer des informations précises sur leurs goûts ou leurs habitudes peuvent les exposer à de réels dangers.

Certains experts d’Orange Cyberdefense recommandent de ne jamais poster de photos de ses enfants de face et/ou en maillot de bain et de ne pas publier d’informations personnelles comme leurs prénoms ou leurs noms.

L’usage d’un cache-webcam, d’un antivirus et d’un logiciel de contrôle parental sur chacun des devices auxquels l’enfant peut avoir accès (et notamment le smartphone des parents) font aussi partie des conseils qui reviennent le plus parmi nos experts.

Parents : comment sensibiliser son enfant aux risques liés à Internet ?

Une fois l’enfant entré dans l’adolescence, il demeure assez difficile de surveiller ses activités sur Internet. Aussi, si les tout-petits et les enfants peuvent être accompagnés à chaque fois qu’ils surfent sur le net, le mieux reste de les sensibiliser au plus tôt.

Les membres du Safer Internet Centre préconisent d’ouvrir le dialogue assez tôt, et ce, sur une note positive. Voici quelques-unes des questions qu’ils recommandent :

  • Qu’aimes-tu le plus faire sur Internet et pourquoi ?
  • Que pourrais-tu faire si aller sur Internet te faisait plus de mal que de bien ?
  • Quelle est, pour toi, la différence entre parler à quelqu’un dans le monde réel et parler à quelqu’un sur le net ?
  • Quels types de contenus et d’informations peut-on poster en ligne selon toi ?
  • Que faire si quelqu’un publie des photos de toi sans ton accord ?

Ces questions semblent assez simples, mais elles peuvent permettre d’adapter son discours aux usages réels de son enfant.

Identité numérique : conseils aux enfants

S’il n’y avait que deux règles à imposer à ses enfants, et ce, quel que soit leur âge, il s’agirait de celles-ci :

  • toujours utiliser un pseudo ;
  • toujours utiliser un avatar.

Cela sous-entend donc de faire comprendre aux enfants que leur identité numérique doit être différente de leur identité réelle. Pour cela, les experts d’Orange Cyberdefense (qui sont aussi parents) ont utilisé les techniques suivantes.

Pour les tout-petits :

  • expliquer que derrière les machines se trouvent en réalité des personnes en chair et en os, qui ne sont pas toujours bien attentionnées. La comparaison avec la grand-mère du petit chaperon rouge (qui est en fait un loup déguisé) fonctionne assez bien.
  • jouer au jeu du « mystère » : sur Internet, personne ne doit savoir qui est l’enfant. Il doit donc se trouver un pseudo et se créer un avatar. Il faut aussi le sensibiliser au fait de pas donner d’informations à des inconnus.

Pour les enfants :

  • L’analogie du petit chaperon rouge pouvant leur sembler un peu désuète, une autre est possible. Il s’agit de leur demander ce qu’ils donneraient comme informations et photos à un inconnu qui les interpellerait dans la rue. Et, en partant de leur réponse, les sensibiliser au mieux.

Pour les ados :

  • Le mieux reste de leur parler ouvertement des risques qu’ils encourent, sans les prendre pour des enfants. Un adolescent voudra probablement publier des photos de lui sur le net, ne serait-ce que sur les réseaux sociaux. Aussi, l’aider à paramétrer ses comptes afin qu’ils soient privés et lui conseiller de ne pas accepter d’être suivi par des personnes qu’il ne connaît pas, semble être une bonne base de protection.

A son âge, le dialogue reste clé. L’enfant doit en effet avoir suffisamment confiance en ses parents pour être capable de demander de l’aide sans avoir peur d’être réprimandé.

Ressources

Des conseils aux parents, donnés par le Safer Internet Centre, sont consultables dans leur intégralité ici.

Notes

[1]Super Awesome, 2018
[2]Business Wire, 2019
[3]Heaven, Born Social, 2019

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